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Dépression : un nouveau médicament en spray nasal

Les personnes dépressives aux États-Unis auront bientôt accès à l’eskétamine, un nouveau médicament présenté comme une révolution dans le traitement de la dépression.
L’agence américaine du médicament (FDA) a donné son feu vert début mars à la vente de cette molécule, commercialisée sous forme de spray nasal qui doit soulager des patients adultes dont la dépression résiste aux molécules actuellement disponibles. Un tiers des personnes dépressives ne répondent pas aux traitements actuels.
Le nouveau médicament sera vendu aux États-Unis sous le nom de Spravato, produit par le laboratoire Janssen et ne pourra être pris que sous surveillance médicale en raison de possibles effets secondaires.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, quelque 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, une maladie qui limite grandement la capacité à mener une vie quotidienne normale, mais dont la gravité est souvent sous-estimée ou confondue avec une déprime passagère. Les cas les plus graves peuvent mener au suicide, souligne l’agence onusienne.
L’eskétamine agit très vite – au bout de quelques jours seulement – comparée à la plupart des antidépresseurs commercialisés actuellement, qui peuvent mettre plusieurs semaines avant d’avoir un effet.
Une des craintes suscitée par l’utilisation de l’eskétamine réside dans les possibles effets secondaires.
En effet, la kétamine, parfois surnommée « Special K » ou Kit Kat ou encore vitamine K est utilisée comme une drogue euphorisante qui intensifie les perceptions sensorielles, mais elle peut aussi parfois mener à un sentiment de dissociation, de sortie de son propre corps. Selon le laboratoire, cet effet a été observé pendant les tests cliniques moins d’une heure après la prise du médicament, quand les patients étaient encore sous surveillance des équipes médicales, et il se dissipe le même jour.
Pour cette raison, ce sera en principe un traitement à délivrance hospitalière en raison de la nécessité d’une surveillance du patient dans l’heure qui suit l’administration du médicament.
Janssen a également déposé une demande de mise sur le marché auprès de l’Agence européenne des médicaments en octobre 2018.
« Une évolution majeure »
« C’est une évolution majeure dans le traitement de la dépression », souligne auprès de l’AFP le docteur Pierre de Maricourt, chef de service de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, qui a participé à deux des essais cliniques de phase 3 financés par Janssen, concernant les patients atteints de dépression résistante aux traitements habituels et la lutte contre les risques imminents de suicide chez les déprimés.
Selon les spécialistes, la dernière évolution majeure dans le traitement de la dépression remonte à une trentaine d’années et la mise sur le marché de la fluoxétine (Prozac). Selon le laboratoire, la molécule a également démontré qu’elle permettait de combattre les pensées suicidaires.
Plus rapide
Selon l’Organisation mondiale de la santé, quelque 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, une maladie qui limite grandement la capacité à mener une vie quotidienne normale mais dont la gravité est souvent sous-estimée ou confondue avec une déprime passagère. Les cas les plus graves peuvent mener au suicide, souligne l’agence onusienne.
« Chaque année, près de 800.000 personnes meurent en se suicidant. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans », note l’OMS sur la page consacrée à la maladie, soulignant également que moins de la moitié des personnes affectées dans le monde bénéficient des traitements existants. L’eskétamine agit très vite – au bout de quelques jours seulement – comparée à la plupart des anti-dépresseurs commercialisés actuellement, qui peuvent mettre plusieurs semaines avant d’avoir un effet.
Effets secondaires à surveiller en hôpital
Une des craintes suscitée par l’utilisation de l’eskétamine réside dans les possibles effets secondaires. En effet, la kétamine, parfois surnommée « Special K » ou Kit Kat ou encore vitamine K est utilisée comme une drogue euphorisante qui intensifie les perceptions sensorielles, mais elle peut aussi parfois mener à un sentiment de dissociation, de sortie de son propre corps. Selon le laboratoire, cet effet a été observé pendant les tests cliniques moins d’une heure après la prise du médicament, quand les patients étaient encore sous surveillance des équipes médicales, et il se dissipe le même jour.
Pour cette raison, « ce sera a priori un traitement à délivrance hospitalière en raison de la nécessité d’une surveillance du patient dans l’heure qui suit l’administration du médicament. On ne le prend pas tous les jours et pas à la maison », explique le docteur de Maricourt. Le médicament pourra être inhalé une ou deux fois par semaine, selon le laboratoire, qui juge aussi que le risque d’addiction, également évoqué, ne s’est pas concrétisé lors des essais cliniques.

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