Rubraca (rucaparib) est le troisième anti-PARP à avoir l’AMM en monothérapie pour le traitement d’entretien de patientes atteintes d’un cancer épithélial de haut grade de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, sensible au platine et récidivant, qui sont en réponse complète ou partielle à une chimiothérapie à base de platine.
Le rucaparib est comme olaparib (Lynparza) et niraparib (Zejula) un inhibiteur des PARP (poly-ADP ribose polymérase), qui jouent un rôle dans la réparation de l’ADN. L’inhibition de l’activité enzymatique de PARP et le piégeage de complexes PARP-ADN, entraînent une augmentation des lésions de l’ADN, l’apoptose et la mort cellulaire de lignées tumorales. Le cancer de l’ovaire (5 200 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France et 3 500 décès à ce jour) est souvent diagnostiqué tardivement avec un mauvais pronostic. Environ 70 % des femmes atteintes d’une forme avancée feront une rechute trois ans après un traitement de première ligne par chirurgie et chimiothérapie. Rubraca constitue un traitement d’entretien à partir de la 2e ligne, indépendamment du statut mutationnel des gènes BRCA 1/2. L’étude ARIEL3 a démontré qu’il améliorait significativement la survie sans progression (SSP) versus placebo chez toutes les populations de femmes étudiées. Il est efficace à la fois chez les patientes porteuses ou non de mutations BRCA. Le traitement nécessite une surveillance particulière, notamment de la numération globulaire avant le début du traitement et chaque mois par la suite. Les patientes ne doivent pas commencer le traitement d’entretien tant que la toxicité hématologique causée par une chimiothérapie antérieure persiste, soit au plus tard 8 semaines après avoir reçu leur dernière dose du schéma à base de platine. Les trois dosages permettent des ajustements posologiques en cas d’effets indésirables (hématologiques et non hématologiques) modérés à graves. « Le fait que Rubraca soit désormais disponible et remboursé en France est une étape importante pour une large population de femmes atteintes du cancer de l’ovaire récidivant » commente Jo Benoit, directeur général de Clovis Oncology. Le médicament s’administre par voie orale (comprimés) en continu en 2 prises à 12 heures d’intervalle. La prescription initiale hospitalière est réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr